Qui sommes-nous :

Le projet « Petit Meschin » est né il y a maintenant six ans.

L’association est basée à Toulouse. Elle a pour objet la promotion, la reconstitution d’arts et cultures d’inspiration historique sous couvert d’une licence d’entrepreneur de spectacles vivants.

Petit Meschin se distingue des autres acteurs du secteur de l’animation par l’attention portée à la qualité de sa médiation :

  • exigence d’un propos historique solide et documenté ;
  • intervenants professionnels qualifiés : archéologue, muséographe, artisan…
  • ateliers participatifs et ludiques où les visiteurs touchent, questionnent, interagissent tout au long de la journée ;
  • immersion dans une logique narrative s’appuyant sur la scénographie des ateliers, l’historicité des costumes et du décorum, ainsi que sur une logique scénaristique qui lie les personnages entre eux.

Notre positionnement vient d’un constat : actuellement, l’histoire médiévale souffre énormément de sa médiation. Elle est majoritairement portée par des animateurs et des troupes de piètres reconstitueurs qui négligent l’effort de recherche et de documentation, qui ne sont pas assez exigeants dans leur approche de la médiation.

Cette médiation là est une caricature permanente et complètement fossilisée. Les archétypes hérités de la vision romantique du XIXe siècle y demeurent : le bas Moyen Age n’est alors qu’un agglomérat informe ponctué de quelques dates phares et constitué de troubadours, de cracheurs de feu, de chevaliers braillards, de catins ou de princesses, de voleurs vivant dans les bois, de paysans harassés de travail et complètement soumis à des seigneurs tout puissants. Resurgissent alors invariablement les croisades, les templiers et les cathares, pèle-mêle, avec en toile de fond un château fort ou une cathédrale.

Le visiteur, qui a besoin de prises pour accrocher sa représentation de la période, s’appuie sur la force de ces images romantiques. Ces repères faciles de prime abord sont décevants dès lors qu’en approfondissant le sujet avec un minimum de sérieux, n’importe qui s’aperçoit que l’image proposée est non pas seulement caricaturale, mais bien absolument fausse.

La relation de confiance est centrale dans notre action de médiation. Les publics apprécient qu’on les respecte en leur proposant un propos étayé et honnête. Ils préfèrent qu’on leur transmette un état de la recherche et des questionnements plutôt que de fausses certitudes.

A la Compagnie du Petit Meschin, nous essayons donc de proposer un échange équilibré qui démonte les préjugés sur la période médiévale et qui permet d’apprendre tout en s’amusant.

 

Nos intervenants :

 

 

 

Le contexte historique :

Nous voici en plein cœur d’une longue guerre, cette guerre qui, dira-t’on, dura plus de cent ans.

Edouard III, alors roi d’Angleterre, confie la lieutenance de la Guyenne à son fils Edouard de Woodstock (le Prince Noir). De sombres jours s’annoncent en Languedoc, la guerre se rapproche. Nombreux sont ceux qui, parmi le peuple de Gascogne, répondent à l’appel des crieurs du seigneur Captal de Buch, capitaine de renom, fidèle allié du Prince Noir.

 

Louis de Catalo, un écuyer de petite noblesse issu des alentours de Montauban, est comme beaucoup d’autres de son état en cette seconde moitié du XIVe siècle, plus ou moins ruiné.

Rongé par l’ambition, il refuse de suivre le chemin de son père, vieil homme attaché à une petite seigneurie morcelée qui rapporte trop peu. Impossible d’éteindre ce feu qui brûle en lui : en ces temps troublés, la guerre est un moyen rapide pour se faire reconnaître et s’enrichir.

L’appel du Captal de Buch est une aubaine !

Le voici donc en quête d’hommes pour constituer « une montre ». Grâce à cette poignée de mercenaires, il pourra facilement offrir ses services à ces grands capitaines qui ravagent le pays.

Et, qui sait… Peut-être devenir l’un d’eux.

 

Quelques mots sur Petit Meschin :

Au Moyen Age on utilisait le mot « meschin«  pour désigner un jeune homme ou un valet.

On ne connaît pas exactement le vrai nom de Petit Meschin, ce personnage illustre et impitoyable… Peut-être Perrin de Sasine ?

D’origine Gasconne, il apparaît dès 1358 aux cotés de Séguin de Badefoll, pour servir les Anglais. A-t-il lui aussi participé à la bataille de Poitiers en 1356 ?

Comme beaucoup d’autres chefs mercenaires, après le traité de Bretigny en 1360, il rejoint une grande compagnie que l’on nomme les « Tards Venus ». D’après le chroniqueur Jean Froissart, il participe à la bataille de Brignais en 1362 contre les troupes Françaises, alors dirigées par Jacques de Bourbon, le Comte de la marche. En 1365, il rejoint les troupes de Du Guesclin pour guerroyer en Espagne.

Puis, en 1368, à l’occasion des guerres menées en Provence. Il est recruté par le Duc d’Anjou, frère du Roi de France (lieutenant en Languedoc et comte de Provence), complotant contre ce dernier pour le parti Anglais, Petit Meschin est capturé et exécuté à Toulouse en 1369.